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Le radar fixe et mobile est-il fiable ?
L'un des grands problèmes causé par ces radars est qu'ils ne sont pas d'une fiabilité à toute épreuve :
L'angle avec la voie doit être de 25°, mais si le radar automatique a un angle inférieur (par exemple 22°), cela augmente artificiellement la vitesse prise par le radar. À l'inverse, si l'angle est supérieur, la vitesse est artificiellement diminuée. Un angle de 24° augmenterait donc la vitesse de 4 à 5%, et pour un angle de 22°, l’erreur atteindrait 10 à 13%. Ceci veut dire qu'une voiture roulant à 43,5 km/h en agglomération peut tout à fait être flashée par ces radar fixes. Vous pouvez donc très bien être verbalisé pour une faute que vous n'avez pas commise. Si l'on tient compte du fait que 80% des verbalisations faites par radar fixes ou radar mobiles depuis 2003 concernent des dépassements de vitesse de moins de 19 km/h, on peut affirmer sans trop se tromper qu'un grand nombre d'automobilistes pourraient ainsi être totalement innocents dans la mesure où l'angle des radars automatiques n'est jamais vérifié par les forces de l'ordre. Le syndicat de police SGP-FO s'est "étonné que l'administration n'ait pas réglé ce problème qu'elle connaissait depuis au moins trois ans (...) qui a pour conséquence éventuelle de mettre les fonctionnaires de police en porte-à-faux". Une des erreurs les plus communes est par exemple la présence d'un point noir modifiant l'aspect des caractères ou une plaque tronquée dont le premier chiffre n'est pas lisible. Rien ne permet d'affirmer que les radars automatiques sont particulièrement fiables, le problème venant plus de l'utilisation de la technologie (jalon manquant pour étalonner les radars automatiques mobiles, demande de faire du quantitatif aux forces de l'ordre ...) que la technologie elle-même. Ainsi on a tous pu voir dans des faits divers qu'un certain M. X a été flashé sur autoroute à 160 km/h alors que sa voiture n'a pas bougé de son garage ... Ceci conduit à un certain nombre d'erreurs et tenter de prouver que la personne n'a pas bougé de chez elle reste délicat à prouver (dans le cas où c'est totalement vrai). Le facteur déterminant qui a joué pour en arriver à cette situation au niveau du radar fixe et mobile est une certaine « politique du chiffre » qui a tendance à être menée par certains membres des forces de l'ordre. En effet, cette conséquence directe de la tolérance zéro a sans doute produits d'importants ravages dans les rangs des automobilistes. Il faudrait donc rétablir des marges de tolérance pour tenir compte des propres marges d'erreurs des policiers. Le syndicat de police SGP-FO "s'inquiète une nouvelle fois des ravages de la politique dite de résultats qui, en fixant des quotas dans de nombreux domaines, privilégie systématiquement le quantitatif par rapport au qualitatif". "A faire de l'abattage, on entrave le discernement du policier", selon lui. Un autre type de radar qui se développe : le radar à la volée avec jumelle (appelé radar jumelle), voit également son utilisation augmenter. Lorsque l'on est repéré par un radar jumelle, généralement la police intercepte directement l'automobiliste concerné. Si l'on n'est pas intercepté après avoir été repéré par un radar jumelle, on est la plupart du temps tiré d'affaire (pas tout le temps). Ce radar jumelle a un énorme avantage sur les radars fixes et les radars mobiles : il laisse une marge d'appréciation au policier qui estimera si oui ou non un dépassement de 10 ou 15 km/h est dangereux à cet endroit et à cette heure. Un radar automatique classique verbalisera directement, mais un policier n'ira pas toujours jusqu'à verbaliser l'individu grâce à son radar jumelle si il estime que ce dépassement n'est pas à risque. Le radar mesta quant à lui, voit également son utilisation se généraliser. Sa petite taille lui permet d'être relativement discret. Ce radar mesta occupe donc actuellement un grand nombre de coffre de voitures pour renforcer la surveillance sur route. Le radar mesta peut également flasher des véhicules par l'arrière, ce qui le rend particulièrement efficace contre les motos qui jusqu'à présent étaient relativement épargnées par cette surveillance routière. Ce radar mesta est donc promis à un grand avenir au sein des forces de l'ordre. Son mode d'action sera particulièrement efficace même si le radar mesta n'est pas réellement plus fiable que les radar fixes et radars mobiles. Le radar jumelle et le radar mesta vont donc peu à peu s'inviter sur nos routes et autoroutes, toujours en plus grand nombre. Pour conclure, le radar de vitesse n'est donc pas un outil parfaitement fiable. Le dernier point abordé sera celui du permis : à la limite, payer un excès de vitesse peut paraître assez normal (même si du fait de l'augmentation des moyens de contrôle, il faudra prévoir un nivellement par le bas des amandes) mais perdre des points systématiquement n'est pas une bonne solution. Cela exclut toute une minorité d'automobilistes constituée par ceux qui font un grand nombre de km et qui se retrouve donc, dans bien des cas, privés de leur permis. Je pense franchement que le système doit changer en s'assouplissant plutôt que d'aller vers toujours plus de surveillance et de contrôle. Ceci nous ramène à l'objectif avoué du site : si vous êtes d'accord avec nous, n'hésitez pas à donner quelques minutes de votre temps par mois pour nous aider à changer les choses. |
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